Des libres et responsables

L’esaiyste français Pascal Bruckner a poussé ce qu’on appelle un coup de gueule. Il s’est insurgé contre un projet gouvernemental d’exclure les ainés du déconfinement envisagé. Le Président Macron semblerait avoir entendu monter la protestation. Il renoncerait à cette discrimination. En Suisse, il n’y a pas eu d’obligation en ce sens, mais le discours insistant s’adressant aux plus de soixante-cinq ans a été et demeure une invitation pressante à se confiner chez eux ; et cela pour encore un bon bout de temps. Et quelle insistance ! C’est revenu à presque chaque conférence de presse du Conseil fédéral. On ressent le besoin, ici aussi, de s’écrier : assez ! Assez de cette idée de mise à l’écart, fût-ce dans les meilleures intentions. Si déconfinement il y a , il doit être au bénéfice de toute la population.

Il est vrai qu’il y avait un argument fort pour demander aux aînés de se calfeutrer chez eux ; celui du risque qu’ils surchargent les hôpitaux, particulièrement les service de soins intensifs. On sait que les plus âgés (mais aussi, par exemple, les trop gros) Courent plus de danger d’avoir des effets sévères, graves, mortels du virus. Oui, donc, un risque d’engorgement des hôpitaux, de manque du matériel nécessaire, d’accroissement du stress pour un personnel médical surmené. Mais s’il se confirme que ce risque d’engorgement, de rupture s’éloigne de plus en plus, on aura toutes les raisons d’en revenir au principe essentiel de non discrimination.


Et tout d’abord, quand devient-on vieux ? Il ne s’agit pas de nier l’horloge biologique. Toutefois, la réponse est très individuelle. Si telle personne est usée et vulnérable dès la soixantaine, telle autre sera en forme et encore robuste à quatre-vingt ans. Il faut donc insister sur une recommandation générale quant à l’hygiène de vie, quant à l’utilité de veiller sur sa santé. Au temps où l’on retrouvera une normalité relative, sortons donc des catégories fixées en chiffres. La normalité, c’est que chacun, dans ses mouvements, soit libre et responsable. Oui, une personne dite âgée est invitée à prendre la mesure de son état physique et à y adapter son quotidien ; mais en étant partie prenante de la société. D’ailleurs, ce principe de non discrimination en regard de l’âge et de responsabilité individuelle est d’autant plus important qu’il y aura de plus en plus de personnes âgées. Certes, pour nombre d’entre elles, il arrive un moment où une dépendance protectrice s’impose. C’est l’un des devoirs et des défis redoutables qui se profilent à l’horizon de nos sociétés. Mais, tant que l’on a affaire à des gens indépendants, aptes à s’assumer eux-mêmes, on doit leur reconnaître cette liberté responsable qui est aussi leur dignité ; cela également en regard du risque de maladie et de mort.

Dès lors que, d’une part, les hôpitaux ne seront plus saturés à cause du virus et que, d’autre part, il va falloir vivre plus ou moins avec lui peut être assez longtemps, faisons confiance à tous, jeunes et moins jeunes pour se déconfiner intelligemment, avec certaines précautions persistantes.

Commentaires

  • Sans doute. Sauf que ce virus n'est pas qu'une méchante grippe. C'est quelque chose de bien plus grave, comme le disent des chercheurs zurichois, dont l'étude est relayée par la Tribune en ligne de ce jour : "Des chercheurs zurichois ont analysé les tissus de personnes décédées du nouveau coronavirus. Ils estiment qu'il s'agit d'une inflammation vasculaire systémique et non d'une pneumonie."
    C'est donc assez méchant. Dès lors, déconfiner actuellement, surtout pour les personnes âgées, simplement parce que l'économie l'exige, ne me semble pas être sage du tout, voire même dangereux. Réfléchissez-y à deux fois! Economie vivante, personne décédées, ou le contraire? De chaque crise, on se remet, surtout si on pense aux milliers de milliards qui traînent dans les poches de par le monde... Et c'est bien cette économie ultralibérale et mondialisée qui est la cause de l'aggravation de la pandémie. Bien à vous!

  • Faudrait également parler du rôles de la sur-vaccination et ses interactions vis-à-vis de virus comme le covid-19 !

  • En réponse au commentaire de Jacques, il est évident que ce virus n'est pas une grippe saisonnière ou un de ces virus provenant des profondeurs de la nature, de ces virus là, nos gouvernements n'en avait pas fait tout un plat et ils se sont bien gardés d'informer le public des dangers potentiels dû à ce virus, il est prouvé que ce virus a été modifié dans des laboratoires, des séquences ARN n'ont aucune chance de se trouver aux endroits où ils ont été découverts, il est totalement impossible que la nature puisse avoir placer ces séquences aux endroits bien précis et clés de ce virus démoniaque et endémique selon les derniers rapports d'analyses.

    Ce qui est inquiétant par dessus tout, nous ne savons pas si ce virus disparaît de l'organisme ou si les organismes s'immunisent vraiment de ce fléau planétaire. Des personnes infectées (51) auraient rechuté selon un rapport de Corée du Nord. D'autre part ce virus tue sans forcément passer au stade de la virémie, mais nous savons que ce virus peut infecter le système sanguins sans savoir qu'elles en sont les symptômes ?

    Si le Conseil Fédéral prend toutes ses mesures, c'est que nous avons à faire quelque chose de sérieux et nous devons tout faire pour ne pas attraper cette saleté innommable, ménager nos infirmiers, aides infirmiers, médecins et tous ceux qui nous permettent de subsister, aider les agriculteurs, devenir inventifs et responsable, se protéger sans hésiter sur le gel et la protection du système respiratoire, ne pas sombrer dans l'oisiveté car le pays et son gouvernement cette fois a besoin de toute le monde, sans exception.

  • Au lieu d'ouvrir le maximum de magasins afin d'éviter les rassemblements de personnes, de disperser les clients sur le nombre d'espaces dédiés aux ventes des produits essentiels, "ils" ferment les commerces et obligent la population de se concentrer dans quelques grandes surfaces c'est tellement débile !!

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