Pour des candidats vrais

Il y a quarante cinq à peu près, le professeur de droit radical, Gilles Petitpierre, se lançait dans la politique en affichant des convictions écologiques fortes. Il fit toute une série d’élections brillantes, au Conseil national puis au Conseil des États. Le respect et l’estime étaient unanimes à son endroit. Mais il se retrouva souvent minoritaire, notamment dans son offensive contre le nucléaire. Son aura, ses prévisions pessimistes sur l’avenir ne convainquirent que partiellement. Jeudi dernier, cette figure éminente, se situant clairement au Centre droit, participait à la réunion électorale de l’Entente (PLR-PDC). Ce fut l’occasion, pour l’auteur de ces lignes, d’assister dans un coin à un échange assez intense entre Gilles Petitpierre et Simone de Montmolin, une candidate PLR au Conseil national de plus en plus reconnue dans le monde politique. Ce n’étaient pas seulement des mots de circonstance qui furent entendus, comme souvent en période électorale. Il y avait comme un échange de vibrations humaines, une anthenticité réciproque, des analyses pointues et larges de la situation et une préoccupation sincère pour l’avenir des générations à venir.


Retenons une réflexion de Gilles Petitpierre. C’est la première fois, dans toute l’histoire de l’humanmité, que tous les humains , de toutes les régions du globe, sont confrontés simultanément et face à l’avenir aux mêmes problèmes. Le climat, le développement partagé, la démographie liée à la migration, la transformation économique et technologique, la paix. Comment, s’interroge-t-il, tous les responsables nationaux et ceux des instances internationales ne se mobilissent-ils pas ensemble pour affronter ces immenses défis ? Comment ne ressentent-ils pas tous l’urgence climatique, n’en tirent-ils pas ensemble les conclusions ? Oui, répondit Simone de Montmolin, et la Suisse doit plaider à fond dans ce sens. Il y a aussi et déjà un débat national sur ces sujets qu’il faut assumer franchement et complètement. Mais elle pense également que cet engagement doit être branché sur une écoute attentive, une prise en compte des différents paramètres afin que la dialogue soit producif et qu’on évite trop de crispation. Ce qui ne doit pas empêcher la parole d’être claire et sans ambiguïté sur les convictions.

L’échange continua dans cet esprit entre deux interlocuteurs qui sentaient presque physiquement leur honnêteté et leur volonté réciproques. On se disait que ces deux voix mériteraient d’être entendues par tous. Selon les deux, la mobilisation des jeunes pour le climat est une raison d’espérer ; même s’il y a aussi des gens excessifs, réducteurs , et idéologiquement marqués parmi eux. Peu importe : il faut s’appuyer sur la pression et l’élan que cela peut donner. Après, ce sera précisément le devoir d’élus de qualité, à la vision large d’ouvrir les chemins des équilibres à trouver le plus rapidement possible.

On aimerait que les élus, dans un mois, aient cette force de conviction, cette authenticité, cette vérité de l’être qui émanaient des deux interlocuteurs de jeudi soir : la référence et l’engagée.

Commentaires

  • Cette authenticité, cette "vérité de l'être" en politique seulement?
    Eduquons nos enfants en ce sens non pour remporter des élections mais comme sens de vie: unité, harmonie, authenticité, "lucidité comme moyen incontournable pour évoluer" (Krishnamurti).

    Parlons climat, réchauffement d'un côté, de l'autre, on vous affirme que parler climat ou réchauffement, etc., c'est juste pour nous demander encore plus d'argent… juste pour nous "taxer"!
    Je cite: "Tous des menteurs, tous des voleurs."!

    Incapables d'obtenir de nos autorités qu'elles règlent cette impasse du "coût" des primes d'assurance maladie comment ferions-nous ou exercerions-nous des pressions concernant toutes les urgences ou défis contemporains!

  • En Suisse, pas de probleme d`honneteté chez les politiques. Le probleme est que ceux-ci sont prisonniers de leur électorat or celui des partis de droite est plutot sceptique quant a l`urgence d`agir contre le réchauffement climatique et les destructions environnementales. Les vues sur la maniere de traiter les problemes d`immigration sont encore plus opposées entre les électorats de droite et les autres.

  • Monsieur Eggly,

    Non. Vous n'êtes absolument pas crédible à vous prévaloir d'une posture pré-élections, dans ce rôle " Pour des candidats vrais", sachant de quoi et de qui on parle.

    A rappeler à vos lecteurs de passage,

    que vous avez été pdt constituante en faveur d'une constitution de la République & Canton de GE - et que vous avez été fermement pro UE:

    Votre rôle pro-UE dans la dernière constituante de notre République ainsi que sur tous vos billets, vous place ici pour le coup, en situation de schyzo, sur les motifs de votre billet.

    Allez-vous publier mon commentaire ? Sachant que Suisses nous sommes tellement minoritaires dans ce confetti de démocratie splittée, qu'est le territoire de GE,
    Pour le cas où, merci de votre réponse.
    D'un suisse écrasé par l'invasion inique de son canton, corruption, népotisme, dont les conséquences détruisent et écrasent tout espoir d'avenir de ses enfants.

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