Avec les femmes mais sans trop d’Etat

Le Conseil des États s’est rallié au Conseil national et au Conseil fédéral pour introduire dans la loi sur les Sociétés anonymes des valeurs indicatives ( pression psychologique mais non obligation)élevant à 30% la présence des femmes dans les Conseils d’administration des Sociétés cotées en bourse ; et à 20% dans leurs directions. La Conseillère fédérale Karin Keller-Suter a qualifié cette réforme de raisonnable. C’était le mot juste. Rien de moins mais rien de plus. Une forte incitation mais pas une contrainte légale .


Évidemment, les féministes les plus militantes auraient voulu bien plus et bien plus contraignant. Elles rêvent de quotas partout. Mais cette approche en uppercut néglige la vue d’ensemble d’une question,—-la place des femmes dans la vie économique, professionnelle, politique—-, qui ne se réduit pas à des shémas simplificateurs. Relevons d’abord que les petites et moyennes entreprises, non cotées en bourse, échappent à la pression politique votée par les Chambres. Et c’est tant mieux. La vie de maintes entreprises, comme celle de maints indépendants, est de plus en plus alourdie par les exigences légales, administratives de l’Etat. On peut évoquer les médecins, les banquiers et une multitude de petits patrons. Ils passeront bientôt plus de temps à remplir des papiers, à répondre de tous leurs actes qu’à exercer leurs métiers, assurer la rentabilité de leurs affaires et l’emploi de leurs collaborateurs. L’interventionnisme croissant de l’Etat est l’illustration de la formule un peu excessive mais quand même assez vraie :< l’enfer est pavé de bonnes intentions>.


Parmi d’autres revendications, il y a le congé parental : soit l’inclusion du père dans la diponibilité envers l’enfant qui vient de naître. La durée est en discussion. Il faut un consensus majoritaire au Parlement. L’idée est juste. Elle correspond à un désir de plus en plus affirmé des deux jeunes parents. Elle rejoint une évolution générale des esprits. Mais, là encore, gare à ne pas imposer des contraintes d’organisation trop compliquées aux petites entreprises. Là encore, puisse se décider une solution raisonnable.


Élargissons le champ de vision. La revendication consistant à faire mieux respecter la loi sur un salaire égal pour un travail égal est absolument fondée. Désirer que davantage de femmes postulent pour une carrière à des postes élevés, —ce qui enlèverait, ici ou là, des justifications à certaines différences de salaire : voilà ce que l’on ne peut que saluer et soutenir. C’est d’ailleurs dans l’intérêt de l’économie en général et pourrait même baisser les nécessités de recruter des cadres étrangers. Seulement tout n’est pas aussi simple. Les circonstances de la vie, la coexistence difficile entre la maternité, l’éducation des enfants et la prise en continu de responsabilités professionnelles : tout cela ne se résout pas sur un claquement de doigts ou de loi. C’est toute une évolution de la société qui doit rechercher de nouveaux équilibres. Travail à temps partiel pour les deux conjoints, réorganisation en équipes pour des postes à responsabilité, processus de réadaptation pour relancer une carrière après une interruption, plus de crêches à disposition etc… Mais l’idéologie féministe, qui parle beaucoup de dignité et de valorisation humaine, devrait se garder de culpabiliser les femmes qui donnent , temporairement ou définitivement, leur piorité à leur vie de famille. Et puis, une fois encore, attention de ne pas trop compliquer les choses pour les PME.


En conclusion, disons que la loi peut donner des incitations, assouplir des comportements, déchiffrer une musique qui émane de la société civile. Mais refusons les dictats idéologiques. Enfin, osons un post-scriptum, en prenant le risque d’être lapidé par quelques unes… Puisse notre siècle cultiver encore et toujours le parfum d’une délicieuse différence (le contraire de l’indifférenciation et de l’ennui qui naquit un jour de l’uniformité) entre les hommes et les femmes. Puissions nous conserver ce zeste de galanterie, de séduction réciproque dans le respect mutuel, jusques dans le quotidien de nos activités professionnelles. La perspective d’une Société à genres neutres, plombée par un puritanisme parano à l’américaine, fait horreur. A quand la greffe de robots ! Laissons place à la poésie de la différence qui a inspiré les plus grands poètes, les plus grands romanciers et qui a fait , pour une part, la beauté de la civilisation enropéenne.

Commentaires

  • On lit que le travail partiel des parents afin de consacrer davantage de temps à leurs enfants risquera de leur poser problème leur AVS...diminuée d'autant.

    Or si les salaires des employés non cadres sont modestes ne permettant pas de mettre de l'argent de côté une fois arrivée la retraite que se passera-t-il?

    Permettez à une féministe de redire la pensée de Marie-Claude Leburgue, femme de radio et féministe reconnue que "la carrière risque de frustrer la famille ou le famille de frustrer la carrière"…

    Et puis que de nombreuses féministes, en Suisse, dénonçaient ce "les femmes" veulent que ou pensent que, etc, des porte-paroles du mouvement au lieu de préciser "nous", mon groupe, notre équipe, etc.

    Nombreuses ne croyaient absolument pas "débile ni infantile" le fait de rester à la maison pour s'occuper de l'ensemble des affaires de sa famille ce qui n'empêche pas la vie sociale voire mondaine… loin s'en faut

    ...les méchantes, dans mon genre, allaient jusqu'à demander à propos des offenses des femmes allant travailler aux autres bien entendu ne "travaillant" pas s'il n'y avait pas là moindre dépit ou jalousie: "Et pendant que j'attends le trolley à sept heures trente du matin Monique (une amie ne "travaillant" pas) se lève, se pomponne… prend son temps avant d'aller retrouver Christiane, autre camarade ne "travaillant" pas, au bistrot!

    Une connaissance travaillant dans les cantines scolaires affirmait que la cantine n'est pas la maman qui accueille ses enfants à midi:

    l'accueil, le dialogue, la tendresse: encouragement, mise en garde… baume sur le coeur

    (aucun rapport avec les gosses qui traînaient, se remplissaient le ventre avec de la malbouffe et se droguaient… dès environ les années septante?

    La rapacité mercantile ambiante dès les deux salaires assurés par les couples?

    Les quotas, non la compétence et les qualités également éthiques et morales...amélioreront-ils nos sociétés humaines à l'agonie?

    Sûr de sûr!?

  • Les personnes du sexe féminin sont coutumières avec les œstrogènes, c'est même ce qui les distingues des personnes du sexe masculin.

    Cependant, depuis que les industrialisation des filières de l'alimentation et particulièrement dans les filières de l'alimentation animales, ce sont des milliers de tonnes d'œstrogènes synthétiques qui sont injectés dans les animaux destinés à la boucherie et autres.

    Egalement, tous les aliments pour humains ou pour animaux sont de plus en plus fabriqués à base de soya et le soya est particulièrement riche en phytoestrogènes, très riche en phytoestrogènea.

    La contraception féminine est aussi produite avec des œstrogènes synthétiques, ces œstrogènes sont principalement éliminés via les urines et ne sont pas filtrés par les centrales d'épurations, du moins très faiblement.

    Vous ne posez vous pas la question des répercutions de ces hormones industrielles sur la transformations des espèces et sur les comportements humains ?

    Je vais vous dire une chose :

    Les personnes du sexe féminins vont très très certainement mieux supporter la présence de ces œstrogènes dans l'environnement que les personnes du sexe masculin !

    Aucun doute à ce sujet !!

    Chaque année, des bébés du sexe masculin naissent avec des mutations physiologiques, notamment au niveau du système de reproduction, rétrécissement des organes, pénis, testicules etc.., augmentation de la rétention des lipides au niveau des zones comme la poitrine, les hanches et les cuisses.

    Pour le moment, ça reste du visible, "du palpable", maintenant, si nous observons les mutations au niveau du psyché, c'est encore plus impressionnant !

    Donc, de quoi parle-ton ?

  • Même si la religion apocalyptique du "réchauffement climatique" idéologie catastrophiste alimentant toutes les hystéries dans les couches moyennes, ne vous en faites pas que pendant ce temps, ceux qui contrôlent les publications journalistiques continuent grassement de se promener sur leurs yachts de 110 mètres de long avec hélicoptère et voitures de plus de 800 chevaux, donc pendant ce temps, la Chine vient, vous ne l'avez pas loupé, viennent de donner vie à 3 bébés issus du "génie" génétique !

    Après une vingtaine de siècles d’obscurantisme, comment les pouvoir en place pourront-ils bien remodeler des croyances encore plus répressives ?

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