20/08/2018

Kofi Annan un repère pour s’engager

Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent pour saluer l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. N’en rajoutons pas. Ceux qui s’expriment ont fait beaucoup mieux que de le croiser et de l’écouter à l’occasion. Ils ont travaillé avec lui, ont entrepris de belles actions avec lui et ils ont, pour quelques uns, tissé des liens forts d’amitié.


Revenons simplement à la rencontre entre un homme remarquable à maints égards et l’Institution qu’il a servie ; ou plutôt dont il a voulu se servir pour amener plus de paix et de dialogue dans ce monde. Ces derniers jours, on a rappelé des réalisations, des succès auxquels il a contribué. Le soutien décisif à la Genève internationale au service de la paix et des droits de l’homme n’a pas été oublié. On a rappelé aussi des échecs, des impuissances , dont il n’était pas responsable mais dont il portait le poids et qui marquaient les limites de l’ONU. Un journaliste a parlé de la noblesse du personnage, même dans l’impuissance. Guillaume d’Orange, au dix-septième siècle, avait eu cette phrase : <il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer>. Cela sent un peu trop une vieille morale protestante et ce n’est pas tout à fait juste. Il est recommandé d’espérer concourir à un résultat positif lorsque l’on s’engage. Sinon, ce serait à désepérer des autres et de soi-même. Kofi Annan , malgré les frustrations, ne désespérait pas du monde et trouvait donc, au-delà de son devoir moral, une motivation pour son engagement.


C’est peut être là un des repères que nous lègue Kofi Annan. Avec la volonté et le concours de ceux qui partagent vos efforts, il est possible d’obtenir des résultats heureux. Et, quand on ne les obtient pas, il y a une raison d’être dans le fait d’avoir tenté l’action. Même l’échec, quelquefois, ou l’impuissance devant les réalités des pouvoirs peuvent laisser des traces positives qui nourriront l’avenir. Un parole forte, une désaprobation affirmée (comme face à l’intervention américaine en Irak), un rappel constant de la nécessité du dialogue, du multilatéralisme contre le nationalisme et les rapports de force : autant de marquages personnels qui sont des jalons pour des héritiers.


On peut ne pas être toujours d’accord avec ce qu’il a dit ; par exemple au sujet de l’émigration africaine vers l’Europe. Si le rappel du devoir humanitaire est essentiel, les réticences européennes sont légitimes. Des équilibres de société sont en jeu. En revanche, comment ne pas le suivre, lui et d’autres, lorsqu’il s’agit d’agir en concertation pour un développement de pays africains -partenaires à même de garder leur population.

Lorsqu’une personnalité de cette envergure morale disparaît, il est difficile de mesurer son rôle avec une appréciation s’inscrivant dans le long terme. Mais, dans la lignée des personnages marquants qui ont cheminé au cœur de l’histoire humaine tourmentée, Kofi Annan a agi comme il était ; et cela fait du bien.

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Commentaires

Les défunts sont toujours plein de qualités, nos désaccords avec eux se transforment en souvenirs affectueux. Kofi Annan faisait le job avec classe et c'était déjà pas si mal.

Écrit par : norbert maendly | 21/08/2018

Je me souviens très bien du temps du massacre au Rwanda. Je vivais au Burkina et j'écoutais les nouvelles du monde sur RFI. Je me souviens de cette musique qui annonçait le petit quart d'heure d'informations quotidiennes sur 9790, 15300, 17620 ou 21580. On y entendait que des gens se faisaient massacrer semaines après semaines, mois après mois, sans autres explications et sans que personne ne réagisse, et surtout pas les NU. Sauf un type, général canadien, Roméo Vallaire, qui gueulait très fort. 12 soldats belges, d'une parfaite et totale stupidité, se sont fait massacrer, parce qu'ils demandaient par téléphone s'ils avaient le droit d'utiliser leurs armes pour se défendre, eux et la première ministre dont ils étaient les gardes du corps.
Connaissant les NU, il est probable que de toute façon, ils n'avaient pas le droit d'avoir des munitions.
Le responsable des NU et donc de ce mutisme absolu s'appelait Kofi Annan. Le merveilleux, l'inoubliable Kofi Annan. On me permettra d'avoir tout de même quelques nuances à apporter au chant de louanges.

Écrit par : Géo | 21/08/2018

On peut facilement et sans trop se tromper faire un constat déplorable de cette institution dont la majorité des scrutins sont amplement mijoté par des dictatures parfois sanguinaires !

Le bilan est déplorables, plus de 70% des votes au sein de l'ONU proviennent des pires dictatures de la planète, en fait, l'ONU est une sorte de salle de jeu pour les despotes qui y font valoir leurs "valeurs". Et dans ce domaine, les pires dictateurs confortablement installés dans ce temple de la corruption jouissaient d'un soutien illimité, tant par Kofi Annan que par les autres potiches intronisés au rang de secrétaire général, un terme qui laisse un arrière goût de soviet suprême !

Concernant la remarque de Géo, sur le Rwanda, j'ai déjà exposé certaines visions sur ce génocide soigneusement organisé !

Écrit par : Geneviève Lupo | 25/08/2018

Baby-Loup: L’ONU, sous domination des pays de l’OCI, condamne la France qui refuse de se laisser islamiser…

Pour la première fois dans l’histoire de l’ONU, le Comité des droits de l’homme de l’ONU totalement sous domination des pays islamistes condamne un pays Occidental qui refuse de se laisser islamiser à travers les signes religieux.
Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a donné raison à Fatima Afif, salariée licenciée par la crèche Baby-Loup en 2008 parce qu’elle portait le foulard islamique.

Ce Comité est sous l’entière domination des pays islamistes de l’OCI qui y règnent depuis de nombreuses années, longtemps présidé par des pays qui bafouent les droits de l’homme comme l’Iran ou l’Arabie saoudite…

La grande spécialité de ce Comité des droits de l’homme est de condamner plusieurs fois par an Israël, le seul pays au monde qui doit être condamné en matière de « droits de l’homme »… comprendre de « droits islamistes » !

Cette fois, le Comité des droits de l’homme s’attaque pour la première fois à un pays européen non musulman. Ceci est à noter car en condamnant la France pour l’affaire Baby-Loup, le Comité des droits de l’homme se donne un droit d’ingérence afin d’imposer l’Islam et ses signes extérieurs à un pays démocratique et laïc.

Ainsi on devrait renommer ce comité en « Comité islamique des droits de l’homme sous l’Islam »…

Mais l’ingérence va encore plus loin dans cette affaire Baby-Loup puisque le dit comité impose à la France de proposer une indemnisation à la plaignante sous 180 jours.

Le Comité des droits de l’homme (CDH) a condamné la France pour violation des articles 18 et 26 du pacte international relatif aux droits civils et politiques, autrement dit pour atteinte à la religion et discrimination en raison de la religion et du genre.

Le CDH estime ainsi que la France est coupable de «violation de la liberté de manifester sa religion» et de «discrimination envers les femmes musulmanes».

L’Etat français est sommé de rendre publique cette condamnation, ce qu’il n’a pas encore fait, et a 180 jours pour proposer une indemnisation à Fatima Afif.

Cette affaire très médiatisée avait connu un premier épilogue auprès de la justice française le 25 juin 2014. L’assemblée plénière de la Cour de Cassation avait validé le licenciement de Fatima Afif, qui était directrice adjointe de la, crèche déjugeant ainsi l’arrêt de sa propre chambre sociale qui avait précédemment annulé le licenciement considéré comme discriminatoire.

Par la suite, la jurisprudence Baby-Loup ainsi que de nombreuses autres affaires de la même veine avaient abouti à l’arrêt n°2484 du 22 novembre 2017 de la Cour de cassation : l’interdiction d’arborer des signes religieux ou politiques au travail a été rendue possible depuis cette date, mais seulement sous certaines conditions. Elle ne peut s’appliquer qu’aux salariés en contact avec des clients, et si cette interdiction a été spécifiée dans le règlement intérieur de l’entreprise.

Une atteinte à la « liberté de religion », comprendre à l’Islam
Dans le rapport de onze pages que l’Obs s’est procuré, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a estimé que le règlement intérieur édicté par l’établissement Baby-Loup, qui se voulait «neutre», affecte en réalité «de façon disproportionnée les femmes musulmanes, telles que [Fatima Afif], faisant le choix de porter un foulard, ce qui constitue un traitement différencié».

La restriction établie par le règlement intérieur de la crèche et sa mise en œuvre constituent une atteinte à la liberté de religion de l’auteure

En outre, pour le CDH, l’Etat français n’avait pas expliqué «dans quelles mesures le port du foulard serait incompatible avec la stabilité sociale et l’accueil promus au sein de la crèche ». Le Comité a également jugé que le port d’un foulard islamique ne pouvait être considéré comme «un signe extérieur fort » ou «ostentatoire» et «constitutif d’un acte de prosélytisme». Et le CDH de conclure : «La restriction établie par le règlement intérieur de la crèche et sa mise en œuvre constituent une atteinte à la liberté de religion de l’auteure en violation de l’article 18 du pacte [international relatif aux droits civils et politiques].»

Le motif du licenciement considérant le port du foulard comme une «faute grave» est également critiqué par le CDH, car empêchant toute indemnité de licenciement et étant «particulièrement stigmatisant». Le groupe d’experts du comité a également jugé que ce licenciement et l’obligation de «neutralité» du personnel constituaient une «discrimination inter-sectionnelle basée sur le genre et la religion».

Cette décision de la CDH est grave car c’est la première du genre où l’ONU, sous domination islamiste, condamne un pays occidental laïc qui refuse les signes ostentatoires religieux.

En clair, la CDH envoie comme message aux pays Occidentaux « Laissez vous islamiser ou on vous condamne ».

Écrit par : Geneviève Lupo | 26/08/2018

Ne pas oublier que c'est par le truchement de K. Annan qu'un certain kadhafi présida la commission des droits de l'homme des Nations unies, c'est comme si le chef de la mafia faisait main basse sur la Cour suprême !

Et Ziegler qui soutenait la candidature libyenne !

Franchement, de quoi parle t'on ?

Écrit par : Corto | 27/08/2018

"Franchement, de quoi parle t'on ?"
Franchement? Du monde tel qu'il est, malheureusement.

Écrit par : Mère-Grand | 28/08/2018

L’échec cuisant de "nos" médias commence son émergence et cela aux yeux de tous !

Cela me faisait déjà très mal à l’époque, de constater à quel point la propagande mensongère des médias se permettait des virevoltes acrobatiques, c'est comme si nous nous étions habitués !!

Nous allions puiser quotidiennement notre dose de mensonge dans nos quotidiens, tous accordés sur la même note.

A nouveau, ils (les médias) nous ont resservis une bonne dose à l'occasion du décès de Kofi Annan, évidemment, sans ces prouesses éloquentes, qui aurait soulevé cette disparition, ce non événement ?

Personnellement, la seule chose qui a enclenché ma mémoire, c'était les trafiques et les corruptions organisés par son fils depuis Genève !

Tout cela comme si "papa" n'était pas derrière ni informé ??

Il s'agissait bel et bien de trafiques et de corruptions politico-internationales ayant impliqués d'autres fonctionnaires de l'ONU établis à Genève !

De ça les médias dégoulinants de mièvreries ne bronchent pas !!!

Mais heureusement que dans les bistrots, alors qu'ils ouvraient leurs torchons, les gens du peuples rebondissaient, comme je l'ai fait, sur les corruptions de la famille Annan !!!!

Écrit par : Geneviève Lupo | 29/08/2018

@Mère Grand, quand ça va mal coté Suisse, on y mêle la planète entière et lorsque que la planète dérape, il faudrait supposer que la Suisse soit exemptée !

De mon coté, il me semble plutôt que presque à chaque fois que la planète est gravement touchée par ce type de pratiques, la "Suisse" n'est pas très loin derrière !!

Et je ne vise pas les "banquiers" en général, mais certaines institutions qui ne jouent pas le jeu !

Écrit par : Corto | 30/08/2018

Quel repère "réel" au loin des échos médiatiques partiaux voire sur commande ou sous pressions manipulatrices de l'opinion publique pour s'engager en suivant Kofi Annan?
Avoir de la classe.
Et des moyens.

Écrit par : Myriam Belakowsky | 30/08/2018

"Concernant la remarque de Géo, sur le Rwanda, j'ai déjà exposé certaines visions sur ce génocide soigneusement organisé !
Écrit par : Geneviève Lupo | 25/08/2018"

Non. Aucune Geneviève Lupo n'a traité ce sujet, nulle part. Corto, probablement...

Écrit par : Géo | 30/08/2018

"Le bilan est déplorables, plus de 70% des votes au sein de l'ONU proviennent des pires dictatures de la planète, en fait, l'ONU est une sorte de salle de jeu pour les despotes qui y font valoir leurs "valeurs"." (Geneviève Lupo)

"Le responsable des NU et donc de ce mutisme absolu s'appelait Kofi Annan. Le merveilleux, l'inoubliable Kofi Annan. On me permettra d'avoir tout de même quelques nuances à apporter au chant de louanges." (Géo)


UN (NU, ONU), US, c'est tout la même chose.

Remarquablement, le sentiment général des remarquables commentateurs et commentateuses de ce billet sur le gouvernement (?) des NU-ONU ... est à peu près le même que celui des non moins remarquables commentateurs et commentateuses d'amérique du nord sur le gouvernement des US.

Écrit par : Chuck Jones | 02/09/2018

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