08/10/2017

Magnin la leçon d'histoire

On reparle d’Auguste Magnin. Une satisfaction pour l’auteur de ces lignes pusqu’il n’est rien moins que son arrière grand -père. Un regret : ne pas avoir parlé de lui avec sa fille, une grand-mère pourtant bien connue. Mais enfin, une motivation de plus ajoutée à celle que pourrait, que devrait ressentir tout citoyen attaché à l’histoire de Genève.

Car c’est à une belle leçon d’histoire qu’est invité celui qui monte au dernier étage de la maison Tavel et qui se trouve avec stupéfaction devant ce relief , cette maquette Magnin. Conscient que la démolition de l’enceinte fortifiée qui entourait la ville jusques dans les années 1840 marquait une rupture dans une longue histoire de la Cité, Auguste Magnin voulut apporter un témoignage, une mémoire visuelle de la Cité regroupée, rassemblée dans ses murs qui avait traversé les siècles et dont la forte identité avait envoyé des rayons spirituels, intellectuels dans le monde entier.

 
La réalisation de cette maquette fut un travail aussi long, minutieux que génial dans sa conception. Un relief de ce genre, on n’en rencontre guère ailleurs en Europe. Certes, Auguste Magnin avait la nostalgie du passé. Mais qui ne voit à quel point le rayonnement de la Genève d’aujourd’hui est lié à son histoire, inscrite dans son environnement urbain.

La Tribune de Genève a parfaitement fait revivre les conditions de création de ce chef d’œuvre. Et l’on salue une reconstitution virtuelle de la Cité d’alors, en 3D, basée sur le Relief. Elle permet de visiter cette Genève encore cerclée de ses fortifications. Une prouesse à saluer. C’est grâce à elle que les projecteurs ont fait ressortir de l’ombre Auguste Magnin.

Deux prolongements nous paraîtraient souhaitables. Il y a longtemps que des membres de la famille ont exprimé le désir légitime qu’un petit bout de rue, de place proche de la maison Tavel porte le nom de Magnin. Ce serait bien normal que la ville l’honnore ainsi. Par ailleurs, tous les élèves de Genève ne devraient-ils pas, une fois dans leur parcours scolaire, rendre visite à ce relief et voir la reconstitution virtuelle branchée sur ce relief ? Une connaissance sensible de l’histoire du lieu où l’on habite, où l’on se forme ne serait-elle pas propice à un enracinement, à une intégration, à un sentiment civique ?

Le relief Magnin et ce que l’on peut en tirer, ce n’est pas seulement une création à placer et à montrer dans un musée. C’est une main tendue du passé au présent et vers l’avenir de Genève et de ceux qui en vivent.

 

NB: Article 'Tribune de Genève', 1er Octobre 2017: https://www.tdg.ch/vivre/histoire/Grce-a-Auguste-Magnin-l...

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Commentaires

On a de la peine à croire que vous soyez de la même famille vous qui n'avez aucun relief. Vous êtes plutôt l'homme des catacombes, des sous-sols, des boyaux étroits et souterrains qui circonscrivent les institutions démocratiques, la Grande P. 26ème du nom.

Écrit par : Anastase | 10/10/2017

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