11/06/2016

Aide au développement : impératif

Dans le cadre des efforts budgétaires Les Chambres fédérales consolideraient les dépenses militaires,--ce qui est normal--, mais resserreraient les dépenses pour la recherche et pour l’aide au développement,--ce qui est une erreur. Certes, la discipline budgétaire est essentielle. Elle est d’ailleurs une obligation constitutionnelle. Mais les choix révèlent des priorités, donc des analyses et des vues sur l’avenir. Là, il importe de ne pas se tromper. Comprimer des dépenses de fonctionnement, maitriser l’effectif et la masse salariale de l’administration, laisser davantage aux cantons ce qui leur incombe… Il y a des pistes. En revanche, le soutien à la recherche, c’est l’ouverture à l’avenir. Quant à l’aide au développement, elle est cruciale : pour des raisons morale, économique, et sécuritaire. Il est piquant de voir que la Commission de l’Union européenne vient de prendre une position en ce sens ; cela par rapport au risque d’une migration, incontrôlée et en partie incontrôlable, à laquelle est confrontée l’Europe. Si des surveillances aux frontières, des procédures entremêlées d’accueil et de refoulement sont incontournables, seul un équilibre mondial incorporant suffisamment de paix et de partage écartera les dangers. Plus les pays en dénuement, désorganisés, en proie aux violences trouveront un chemin de stabilité et de développement, moins sera forte la pression de la migration. Quelles que soient les difficultés économiques et financières des pays européens, c’est la voie à suivre. Que la Suisse ne soit pas membre de l’UE ne change rien pour elle. Le défi européen est totalement aussi le sien. Alors, de grâce, que les politiciens ne réagissent pas à courte vue. Certes, dans l’aide au développement, il a a une part de gâchis, de corruption, et les rééquilibres ne sont pas garantis comme si c’était une recette infaillible. Tant de facteurs coexistent. Mais c’est la voie, la seule voie intelligente à suivre. Cela ne devrait pas être un sujet d’opposition entre la droite et la gauche mais entre des regards myopes et des regards.

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Commentaires

L'aide au développement favorise les opportunistes au dépens des entrepreneurs, déresponsabilise les acteurs locaux à tous les niveaux, infantilise les locaux, et en plus, produit une classe d'arrogants pseudo-experts en développement aussi coûteuse qu'inutile.

A lire absolument : Dead Aid de Dambisa Moyo. "Why aid is not working and how there is another way for Africa". Pour réduire la pauvreté, mettre fin à l'aide au développement !

"Un seul monde", le périodique de la DDC, indiquait dans son n°1 de mars 2008, dans son éditorial "Périscope" :
"Entre 1990 et 2005, les guerres ont coûté à l'Afrique l'équivalent de quelque 353 milliards de francs.(...)Il correspond à peu près au volume de l'aide internationale attribuée au continent noir durant cette même période."

Écrit par : Géo | 11/06/2016

L'aide au développement ne fait que retarder l'invasion et coûte de de plus en plus cher aux anciens pays riches. Il ne faut pas se leurrer la seule façon d’arrêter le tsunami humains qui va nous submerger est la fermeture stricte des frontières. L'Europe s’appauvrit s'islamise et se corrompt. L'idéal européen se transforme en marasme mondialiste. La guerre que nous ne nous faisons plus le monde entier nous la fait. Nous vivons un reflue civilisationnelle. L'intelligence ne peut rien à l'affaire.

Écrit par : norbert maendly | 11/06/2016

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