26/06/2015

bus genevois:bravoet merci

Bus genevois : bravo et merci

Le Bus affrété par la Fondation pour Genève boucle son tour de Suisse. Quelle aventure ! Tous les cantons visités. Des échanges avec leurs Gouvernements, les autorités des villes hébergeant le bus, des personnalités du lieu. Des Genevois exerçant des fonctions publiques ou simples adhérents à l’exploit qui retrouvaient l’équipe au fil des étapes. Quelle équipe,  engagée dans un travail de logistique, de planification, d’organisation, de contacts ne permettant pas la moindre pause. Oui, c’est remarquable.

Il faut en premier lieu mettre en évidence Ivan Pictet, le Président de la Fondation pour Genève. Car c’est lui qui a eu l’idée, qui fut l’instigateur. Une fois de plus, ce banquier s’est engagé. Ce fut l’opération Genève gagne avec la Chambre de commerce. Ce fut la promotion de Genève place financière. Ce sont les relations privilégiées avec des personnalités internationales attachées à Genève, tels les Secrétaires généraux de l’ONU. Et bien d’autres choses. Ici, une fois encore, on a vu éclore l’idée, s’affirmer une capacité de convaincre qu’elle était bonne, de motiver, de former une équipe et de persévérer dans une action minutieusement préparée, de surmonter les accrocs qui n’ont pas manqué de se produire. Et voilà le résultat.

Verra-t-on encore des sceptiques dire : tout cela pourquoi ? Eh bien la réponse est évidente. La Suisse ne serait pas ce qu’elle est sans l’apport de Genève : son rôle sur la scène internationale, sa place dans le monde financier, sa vocation culturelle. Réciproquement, Genève doit ce qu’elle est à la Confédération. Des personnalités ont incarné ce lien consubstantiel  Dufour, Dunant, Gustave Ador, Rappard et bien d’autres. Leurs expériences à l’étranger, leurs liens avec des figures de proue sur la scène européenne et mondiale : ces Genevois les ont utilisées pour servir leur pays. Ouverts oh combien vers l’extérieur, profondément Genevois et profondément Suisses. Nos Confédérés n’ont pas toujours conscience du fait que nous sommes précisément Confédérés autant qu’eux, que nous partageons la même histoire avec ses péripéties et ses mythes, lesquels  forgent notre patriotisme commun en dépit des différences.  Dans certains cantons Genève peut sembler sinon exotique tout au moins périphérique. Les Députés genevois aux Chambres fédérales l’ont souvent constaté. Une action originale, pédagogique, conviviale, sympathique de présence et de promotion à travers le pays aura donc été tellement fondée, opportune. L’accueil reçu à toutes les étapes, à des degrés divers bien sûr, aura été réjouissant. L’étape du Grüttli restera dans les mémoires. Oui une riche idée, une belle aventure, un acte au long cours, civique, genevois et  confédéral. Que dire de plus à La Fondation pour Genève, à son Président, à ses collaborateurs et collaboratrices, aux bénévoles qui on accompagné  le périple : bravo et merci.   

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15/06/2015

Service public:oui mais

Service public : oui mais

 

Les nouvelles modalités de la redevance servant à financer les médias ont donc été  approuvées  de justesse par le peuple. La généralisation de la perception arrange tant la SSR que les radios ou télévisions locales. On pouvait discuter des ces modalités techniques et financières. Or le débat a largement dévié de l’objet pour tourner autour de la SSR en tant que service public. Sa protection particulière correspond-elle à la valeur de ses prestations ? La mérite-t-elle ? Et c’est, en effet toute la question du service public qui a été posée. D’ailleurs, la conseillère fédérale Doris Leuthard a souligné aussitôt que ce débat ne faisait que commencer.

Alors, sans prétention et brièvement, une réflexion à ce sujet. Lorsque l’on est libéral, on apprécie la concurrence. Il est passé le temps où la SSR avait un monopole de droit et de fait. Mais un Libéral sait aussi garder à l’esprit certains repères. La cohésion du pays, la couverture médiatique suffisante dans toutes les régions, et une série d’obligations pour la SSR liées à la concession dont elle bénéficie : par exemple le respect du fédéralisme, une information complète et objective, une mise en valeur de la diversité des opinions et des sensibilités ; toutes choses auxquelles les médias privés, locaux ne sont pas astreints. A la SSR est donc attachée une certaine valeur d’identité nationale. D’ailleurs, la majorité des Suisses de l’étranger qui ont voté ne s’y sont pas trompés. Elle a voté oui. Ne serait-ce pas elle, entre autres, qui aurait déterminé l’issue du scrutin ? Pour les Suisses de l’étranger, la SSR, avec son volet Swissinfo, crée un lien avec le pays, renforce son identité, donc leur identité.

Il faut le dire. Une concurrence est saine. Le paysage médiatique ne va pas cesser d’évoluer. Mais, à la fin, envers et contre tout, l’existence et la pérennité d’une SSR d’envergure nationale,  aux antennes linguistiques et régionales est nécessaire à ce pays. Alors, que le Parlement discute de l’équilibre à tenir, pour ce qui la concerne, entre sa liberté et ses obligations : fort bien ! Qu’un vaste débat politique s’engage sur la notion même de service public au milieu d’un ensemble protéiforme et en mouvement constant : très bien ! En revanche, relativiser trop la légitimité et la nécessité de ce service public, affaiblir trop les capacités de la SSR ne serait pas dans l’intérêt général et du pays. Dans ce débat opportun, que les éléments à considérer, à peser montent sur la scène parlementaire. En revanche, que les rognes diverses et variées restent au vestiaire. La SSR n’a pas un droit à la vie pour elle-même. Mais la Suisse a besoin qu’elle vive.  

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