11/11/2013

Bonne chance au Gouvernement collégial

Bonne chance au Gouvernement collégial

Il fut un temps pour s’inquiéter, il est le temps d’espérer. Une majorité des électeurs a voulu un Conseil d’Etat où soient représentées les trois alliances présentes au Grand Conseil. Des électeurs PDC et surtout PLR ont barré Isabel Rochat et, ou, rajouté Mauro Poggia. Souvent le raisonnement fut de distinguer l’élection du Gouvernement au scrutin majoritaire de l’élection du Parlement au scrutin proportionnel par liste. Pour le Gouvernement on choisit aussi des personnalités et l’on peut voter pour des candidats divers et représentatifs que l’on désire voir collaborer. Bien sûr cela se tient. Pourtant, il serait normal de considérer aussi que certains partis ont l’habitude de la répartition des rôles entre l’exécutif et le législatif tandis que d’autres voient plutôt un combat simultané, aux deux échelons du pouvoir,  de leur force politique. Les commentaires, dimanche soir, d’Eric Stauffer allaient plutôt dans ce sens. Mais il est vrai que Mauro Poggia évoquait la possibilité pour lui, dans certains cas, d’expliquer à ses troupes le pourquoi de certaines décisions du Collège et faisait miroiter son influence afin de les faire accepter par les siens au Grand conseil. Dont acte. On veut le croire.  

Oui, le moment est venu du pari sur l’espoir et du désir sincère de se laisser gagner par la confiance. Nous voulons croire à une alchimie de collégialité dans le mouvement et dans une optique d’intérêt général. On peut penser que les quatre élus de l’Entente joueront  un rôle déterminant à cet égard sous l’impulsion d’un Président qui sera évidemment l’un d’eux.   Nous voulons croire que ce Collège saura organiser, dans le respect du huis clos, les inévitables et normales confrontations de positions initiales sur les sujets délicats ; et qu’ensuite ce Collège gouvernemental présentera et défendra comme tel sa position devant un Grand conseil qui ne manquera pas d’être agité, et devant l’opinion.

Un dernier mot pour saluer la dignité, le cran et la classe d’Isabel Rochat dimanche soir. Gageons que son image de maillon faible n’eût pas été la même si ses collègues ne lui avaient pas attribué, il y a quatre ans, ce Département de la sécurité alors en pleine instabilité. Des hésitations et des pannes de communication ont masqué le travail de fond commencé dont a bénéficié son successeur.

Il a été dit qu’avec l’échec personnel d’Isabel Rochat c’était un échec libéral. C’est se connecter sur le passé. Au moment de la fusion libérale-radicale, il y eut deux Libéraux et un Radical. Puis, à cause des circonstances que l’on sait, deux anciens Radicaux et une ancienne Libérale. Nous voici avec deux anciens Radicaux élus en tête. Et alors ? La prochaine fois, après le départ de François Longchamp, on aura peut être bien un ancien Libéral. Il faut partir du neuf : le grand Parti PLR, premier parti du canton, premier groupe du Grand conseil, plaçant en tête ses deux locomotives pour l’élection au Conseil d’Etat et qui donnera le Premier Président du Gouvernement tel que le définit la nouvelle Constitution. Alors, hommage et merci à Isabel Rochat mais pas de résurgence nostalgique aux effets négatifs. Les vrais Libéraux sont aujourd’hui des vrais PLR branchés sur leurs valeurs et tournés vers l’avenir.

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