15/05/2013

Gardes suisses: courage et fidélité

Gardes suisses : honneur et fidélité

 

Il y a un peu plus d’une semaine eut lieu, au Vatican, le serment des nouveaux gardes suisses du Pape. Sur un contingent entre cent dix et cent vingt hommes ils étaient trente cinq nouveaux à s’engager pour au moins deux ans. Anachronique ? Non. Il faut savoir que le Pape a eu des gardes suisses en permanence depuis le début du seizième siècle. Mais la date héroïque est 1528 lorsqu’ils défendirent le Pape contre les soudards de Charles Quint, pourtant Empereur germanique très catholique qui devait, par ailleurs, subir l’entrée en scène de Luther. Mais, depuis l’époque des Carolingiens et pour longtemps, le Pape était aussi chef politique des Etats pontificaux et mêlé de ce fait aux luttes de pouvoir dans la péninsule italienne. Il n’empêche que le sac de Rome fut un scandale de l’époque et que l’exécution du souverain Pontife, chef de l’Eglise catholique, eût été ressentie comme un terrible sacrilège. Il s’en est fallu de peu. Il a fallu le sacrifice héroïque de nombreux gardes suisses et l’exploit pour un petit nombre de conduire le Pape jusqu’au château St Ange par un passage secret. Les successeurs de ce Pape miraculé estimèrent que seuls les gardes suisses étaient dignes d’une totale confiance. Chaque année, une messe commémore cet événement.

Depuis, les Cantons catholiques offrent au Vatican des hommes dévoués et militairement formés  ( ils ont tous accompli leur école de recrues au moins en Suisse). Et leur engagement au Vatican n’a rien de folklorique. Leur serment solennel est dit avec une très forte intensité. C’est un service exigeant méritant bien la devise courage et fidélité.

Il y a de ces choses qui marquent une continuité et ne se démodent nullement. Les Papes récents successifs n’ont plus d’ambition politique. Leur autorité de Chef du Saint siège est appuyée par l’indépendance juridique de l’Etat minuscule du Vatican. Et la vocation est tendue uniquement vers un appel à la spiritualité et à la paix entre les hommes.  Que l’on soit protestant, juif ou musulman ou autre, voire athée on ne saurait nier qu’émane de ce lieu une autorité et une influence morales exceptionnelles. Et il n’est pas indifférent de constater que s’imbrique dans ce mouvement un morceau d’une Suisse armée seulement pour la paix : nos Gardes suisses du pape. Courage et fidélité, ce sont des vertus portées à Rome qui nous honorent.  

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Commentaires

cher Monsieur, que la présence des gardes suisse au Vatican nous honore, il ne faut pas le nier.
Mais le pape (dès le premier saint Pierre crucifié la tête en bas) est un disciple de Jésus crucifié et qui, lui, a été exécuté sur une croix pour sauver tous les hommes de bonne volonté, qu'en pensez-vous? L'Eglise officielle nous dit de le CROIRE. Que le successeur de Pierre soit devenu un politicien, "aussi chef politique des Etats pontificaux" n'est-ce pas un trahison?

Écrit par : cmj | 19/05/2013

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