23/12/2011

Noël: l'espérance malgré tout

Noël : l’espérance malgré tout

 

Dans le projet issu de sa première lecture l’Assemblée constituante genevoise a adopté un préambule. Puisse-t-il subsister tel quel en seconde et troisième lecture d’ici fin mai prochain. Non sans contestations on a pu y inscrire que le peuple de Genève était reconnaissant de son héritage humaniste, spirituel, culturel et scientifique. Autrement dit, en tout respect pour les autres religions, pour le principe de laïcité de l’Etat également il est bien rappelé implicitement que l’identité genevoise plonge ses racines dans la culture chrétienne marquée ici par la Réforme. Perdre de vue ce repère c’est, en élargissant l’ignorance de l’histoire, se perdre de vue soi même. Bien sûr, Genève est habité par des Juifs qui ont souvent contribué de manière très importante à sa vie collective. Bien sûr on y compte de nombreux Musulmans issus des flux migratoires, Bien sûr Il y a d’autres sources spirituelles encore qui cohabitent et les athées, déclarés ou non, ont tout droit de cité. Bien loin de l’ordre religieux imposé par Calvin il y a plus de cinq cents ans. Et ce même préambule insiste sur la richesse que constituent les apports successifs et la diversité de ses membres. La tolérance est donc au cœur de notre démocratie ; sous réserve d’un attachement non négociable à des valeurs fondamentales qui cimentent notre société. Mais, encore une fois, nous sommes sur une vieille terre chrétienne qui a forgé notre destin. Ceux qui viennent ici, avec leurs apports propres, ne sauraient faire comme si ce génie du lieu n’existait pas. Ils ont à le connaître, au moins, et à l’accepter.

A cet égard, les débats sur la connaissance du fait religieux à l’école laissent perplexes. Que des explications soient données sur les grands points d’autres religions dans le cadre des cours d’histoire, c’est bien. Mais comment ne pas donner une priorité à l’emprunte chrétienne passant par la Réforme qui a fait Genève. Il y a des équivalences, des égalités de traitement par souci du politiquement correct, qui frisent le déni d’histoire, le reniement et ouvrent la porte à la dilution individuelle et collective.

Or donc, le prisme chrétien sur la vision du monde est crucial dans ce coin du monde. Et le rythme chrétien est donné par Noël, vendredi saint et Pâques. Nöel, c’est la célébration d’une naissance porteuse d’une folle espérance au milieu d’un monde largement hostile, bourré de tensions et parcouru par le mal. Noêl, c’est la promesse d’une faiblesse qui renaîtra dans ce monde et au-delà malgré les tentatives de l’anéantir. Noêl c’est finalement l’émotion belle et pure, l’espérance que la mal n’aura jamais le dernier mot. Noêl c’est peut être aussi un sentiment d’une bénédiction, d’une chance et d’une responsabilité pour ce Canton et Ce Pays.

En tout cas, au terme d’une année 2011 agitée de tant de soubresauts, plombée en Europe par une lourde crise financière ayant frappé durement bien des personnes, cette célébration d’une naissance invitant à toutes les renaissances est encore plus importante. En tout cas c’est ressenti comme cela dans ces quelques lignes. Bon Noël, bonnes fêtes, bonne année et rendez vous après le 10 janvier.   

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18/12/2011

Conseil fédéral: confiance malgré tout

Conseil fédéral : confiance malgré tout

 

Les sept conseillers fédéraux ont été élus pour quatre ans, y compris le nouveau ; accompagné d’une Chancelière au service du Collège. Le statu quo dans la composition politique a été ainsi prolongé. Beaucoup s’en réjouissent. La majorité des citoyens suisses, d’après un sondage, désiraient qu’Eveline Widmer Schlumpf demeure en place. Elle est perçue comme une bonne conseillère fédérale et une bonne ministre des finances. La voici, en plus, Présidente de la Confédération, donc du Collège exécutif pour la première année de la législature ; donc particulièrement responsable de favoriser une bonne alchimie.

Les membres de l’UDC, eux, grincent évidemment des dents. Tous ? Ce n’est pas certain. Il faut dire que les chefs de file de ce parti, déjà un peu sonnés par le résultat des élections parlementaires, ont manœuvré de manière désastreuse. Il était  difficile de remettre en cause le siège d’une conseillère fédérale sortante ; qui plus est serait toujours UDC si ce parti de l’avait pas expulsée, avec la section grisonne, faute de pouvoir la brûler comme sorcière.   Il faut dire aussi que le début du drame, la non réélection de Christoph Blocher en 2007, pour discutable qu’elle fût était explicable par la non mue d’un chef de meute en homme d’Etat. Bref, s’ils voulaient opposer à la Grisonne honnie par eux un candidat vraiment UDC, ils auraient dû en préparer un avec soin, à l’avance et le rendre visible, crédible. Au lieu de quoi, ils ont ridiculisé trois candidats grillés comme des pétards mouillés. Le comble fut attient lorsque le Chef de groupe UDC s’en est pris, en pleine procédure d’élection, au PLR ; soit le seul parti, le seul groupe qui avait admis leur revendication de reprendre le siège d’Eveline Widmer Schlumpf.

Cela étant, faut-il en rire, s’en réjouir ? Est-il sain que le plus grand parti de suisse en termes électoraux, --il le reste--, n’ait qu’un siège au Gouvernement. Encore est-ce avec un ministre de la défense, Ueli Maurer, qui est vraiment aussi mal dans sa peau que mal à l’aise dans sa fonction. En janvier, l’UDC tiendra une grande  assemblée. La question d’un retrait d’Ueli Maurer du Conseil fédéral sera posée. On peut douter que cette option rallie une majorité.. C’est d’ailleurs ici le grand fait nouveau. L’UDC semble moins monolithique. Le culte du Chef est contesté. La tendance dure est critiquée par d’aucuns à l’interne. Cela suffira-t-il pour que ce parti, humilié le 14 décembre dernier quatre ans après la grande humiliation, ne se lance pas dans une politique d’opposition à tout va ? On voudrait le croire et imaginer que dans quatre ans, après un départ normal et volontaire d’Eveline Widmer Schlumpf, une remise en ordre mathématique de la formule magique puisse avoir lieu. Car l’équilibre actuel est bancal et rend plus difficile le rôle du Gouvernement : établir en amont une entente qui permette aux projets de passer les obstacles et d’aboutir. C’est la qualité d’une formule magique. Bancale, elle la perd en partie.

Mais on veut avoir confiance malgré tour. Didier Burkhalter aux Affaires étrangères, c’est l’assurance d’une politique moins spectaculaire dans ce domaine mais plus réfléchie, plus continue sans doute ; avec une meilleure utilisation des diplomates au service de ce département, une meilleure écoute dans un climat de travail restauré. Il y a des gens qui craignent une plus grande timidité, moins de courage dans les positions. Parions qu’ils ont tort. Didier Burkhalter, pour ceux qui le connaissent, sera pleinement là où l’intérêt de la Suisse le demandera.

Quant à Alain Berset, il va relever trois grands défis. Il va devoir montrer que la non expérience d’un exécutif cantonal ne l’empêchera pas de diriger une grosse administration. Il va devoir montrer que la loyauté collégiale l’amènera à contredire son parti, au nom du Gouvernement, lors de votations délicates. Il devra aussi et surtout, bien sûr, démontrer sa capacité à rechercher et à dégager des solutions de consensus sur des sujets oh combien sensibles. Eh bien, là encore, parions que l’homme sera à la hauteur de l’attente.

Dans un an, à la fin de l’année présidentielle de la sorcière grisonne ( pour l’UDC) hissée sur le pavois, on verra mieux si le 14 décembre 2011 aura été un jour favorable au pays.  

15:44 | Lien permanent | Commentaires (6) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

10/12/2011

Stephane Hessel: juste un peu trop

Stephane Hessel : juste un peu trop

 

Une assistance considérable était venue, la semaine dernière, pour écouter l’incroyable nonagénaire Stephane Hessel. Son livre <indignez vous> est un succès de librairie étonnant. Le vieil homme, qui s’adresse particulièrement aux jeunes, inspire des mouvements de protestation contre le désordre du  monde. Parmi ses objets d’indignation, il y a la situation des Palestiniens et l’attitude des Israéliens à leur égard. On sait que celui qui critique Israël s’expose à de vives réactions de nombreux membres d’une Communauté qui ressent un devoir de solidarité presque automatique envers cet Etat. On peut en faire l’expérience à Genève comme ailleurs. Evidemment Stephane Hessel est gênant pour eux. Son origine familiale est juive polonaise, même s’il s’est retrouvé à sa naissance luthérien allemand. Naturalisé français il fut un résistant. Il fut arrêté, torturé, déporté par les Nazis. Il participa, comme jeune diplomate , à la rédaction  de la Charte de l’ONU sur les droits de l’homme et suivit de près, avec grande empathie,  la création de l’Etat d’Israël. Difficile de le traiter d’antisémite congénital  afin de discréditer ce qu’il dit.

Et ce qu’il dit sur la situation en Palestine ne peut qu’être reçu dans la tristesse et l’inquiétude. La vie quotidienne des Palestiniens, en Cisjordanie occupée et à Gaza enfermée est dramatique. La vie quotidienne des Palestiniens, sous les cautèles administratives israéliennes, est un véritable parcours du combattant.  Stephane Hessel a raison lorsqu’il dit que l’Etat puissant qu’est Israël est son propre ennemi avec sa politique du fait accompli dans les territoires occupés et une fermeture à toute perspective d’une paix basée sur des normes de droit international  permettant l’éclosion d’un véritable Etat palestinien égal en droit, en cohérence territoriale et en souveraineté. Il a raison lorsqu’il dit qu’une toute autre perspective serait possible, où Israël, fort de garanties et sûr de sa force trouverait tout son avantage. Il a raison encore lorsqu’il dit que la grande majorité des Palestiniens se rallierait avec soulagement et grand espoir à une paix juste ; tandis que la politique actuelle d’Israël ne peut qu’attiser le désespoir et la rancœur.

On pourrait ajouter que la solidarité automatique des Etats-Unis a des effets pervers car elle paralyse une pression internationale qui pourrait faire bouger les lignes. Mais la force des groupes de pression pro israélien aux Etats Unis est telle que tout politicien qui les heurterait de front irait au suicide politique. Il faudra probablement attendre que ces mêmes groupes de pression, se rendant compte de l’impasse d’un politique dangereuse, finissent par infléchir les termes de leur propre solidarité avec Israël.

Oui, sur tout cela Stephane Hessel dit des choses justes. Alors pourquoi ce malaise en l’écoutant l’autre soir ? A cause de mots qui manquaient et à cause de mots de trop.

Il manquait une compréhension, --qui n’est pas du tout approbation--, de la psychologie d’assiégés des Israéliens. Après tout, ils sont dû se battre pour que leur Etat existe. 1948, 1956, 1967, 1973. Ce n’est que tard que l’Egypte, la Jordanie ont reconnu leur existence, ont renoncé à rayer leur Etat de la carte. Et un pays comme la Syrie en est toujours là ; sans parler de l’Iran en arrière fond. Et puis, si la politique désastreuse d’Israël depuis 1967, encore plus depuis la fin des années septante alimente les mouvements violents et terroristes, tels le Hamas, le Hezbollah, il y a dans ces mouvements des fanatiques, viscéralement haineux qui, de toute manière, sont anti-juifs et contre l’Etat d’Israël. Il ne serait donc qu’équitable d’appeler les Etats arabes niant encore la réalité israélienne et l’Autorité palestinienne à condamner clairement le terrorisme aveugle, à déclarer clairement leur reconnaissance de l’Etat hébreu. L’appel devrait s’adresser aussi à ces mouvements afin que les fanatiques irrécupérables soient marginalisés. La critique, ensuite ne serait que plus crédible, voire plus efficace.

Les mots en trop ensuite. Stephane Hessel s’est référé à l’Ubris,  cette notion grecque qui indique la perte de repères, de mesure qui peut saisir les hommes mais aussi une sorte d’aspiration à la domination. Et, évoquant les Juifs, par rapport à cet Israël qui est leur drapeau, il a parlé d’une sorte de désir de dominer le monde. Voilà des mots qui ont été utilisés au cours de l’histoire dans les pires intentions, au travers des pires circonstances. Des mots qui ont choqué l’auteur de ces lignes. Evidemment, vu ce qu’il est, sa personnalité,  son parcours de vie Stephanne Hessel n’est pas en cause. Mais une certaine euphorie gagnant une personne devenant  une star peut faire que des mots à tout le moins très maladroits sortent de la barrière de ses dents,--comme dirait Homère. L’auteur de ces lignes a essayé, dans la discussion qui suivait, de prendre la parole afin d’exprimer ces réserves. Malheureusement, il n’y avait plus de temps. La possibilité lui a été donnée, au moins, de dire rapidement la première des réserves à l’intéressé bien qu’il fût déjà entouré de ses accompagnateurs. Et il a semblé en prendre bonne note. Ces mots q

Stephane Hessel : juste un peu trop

 

Une assistance considérable était venue, la semaine dernière, pour écouter l’incroyable nonagénaire Stephane Hessel. Son livre <indignez vous> est un succès de librairie étonnant. Le vieil homme, qui s’adresse particulièrement aux jeunes, inspire des mouvements de protestation contre le désordre du  monde. Parmi ses objets d’indignation, il y a la situation des Palestiniens et l’attitude des Israéliens à leur égard. On sait que celui qui critique Israël s’expose à de vives réactions de nombreux membres d’une Communauté qui ressent un devoir de solidarité presque automatique envers cet Etat. On peut en faire l’expérience à Genève comme ailleurs. Evidemment Stephane Hessel est gênant pour eux. Son origine familiale est juive polonaise, même s’il s’est retrouvé à sa naissance luthérien allemand. Naturalisé français il fut un résistant. Il fut arrêté, torturé, déporté par les Nazis. Il participa, comme jeune diplomate , à la rédaction  de la Charte de l’ONU sur les droits de l’homme et suivit de près, avec grande empathie,  la création de l’Etat d’Israël. Difficile de le traiter d’antisémite congénital  afin de discréditer ce qu’il dit.

Et ce qu’il dit sur la situation en Palestine ne peut qu’être reçu dans la tristesse et l’inquiétude. La vie quotidienne des Palestiniens, en Cisjordanie occupée et à Gaza enfermée est dramatique. La vie quotidienne des Palestiniens, sous les cautèles administratives israéliennes, est un véritable parcours du combattant.  Stephane Hessel a raison lorsqu’il dit que l’Etat puissant qu’est Israël est son propre ennemi avec sa politique du fait accompli dans les territoires occupés et une fermeture à toute perspective d’une paix basée sur des normes de droit international  permettant l’éclosion d’un véritable Etat palestinien égal en droit, en cohérence territoriale et en souveraineté. Il a raison lorsqu’il dit qu’une toute autre perspective serait possible, où Israël, fort de garanties et sûr de sa force trouverait tout son avantage. Il a raison encore lorsqu’il dit que la grande majorité des Palestiniens se rallierait avec soulagement et grand espoir à une paix juste ; tandis que la politique actuelle d’Israël ne peut qu’attiser le désespoir et la rancœur.

On pourrait ajouter que la solidarité automatique des Etats-Unis a des effets pervers car elle paralyse une pression internationale qui pourrait faire bouger les lignes. Mais la force des groupes de pression pro israélien aux Etats Unis est telle que tout politicien qui les heurterait de front irait au suicide politique. Il faudra probablement attendre que ces mêmes groupes de pression, se rendant compte de l’impasse d’un politique dangereuse, finissent par infléchir les termes de leur propre solidarité avec Israël.

Oui, sur tout cela Stephane Hessel dit des choses justes. Alors pourquoi ce malaise en l’écoutant l’autre soir ? A cause de mots qui manquaient et à cause de mots de trop.

Il manquait une compréhension, --qui n’est pas du tout approbation--, de la psychologie d’assiégés des Israéliens. Après tout, ils sont dû se battre pour que leur Etat existe. 1948, 1956, 1967, 1973. Ce n’est que tard que l’Egypte, la Jordanie ont reconnu leur existence, ont renoncé à rayer leur Etat de la carte. Et un pays comme la Syrie en est toujours là ; sans parler de l’Iran en arrière fond. Et puis, si la politique désastreuse d’Israël depuis 1967, encore plus depuis la fin des années septante alimente les mouvements violents et terroristes, tels le Hamas, le Hezbollah, il y a dans ces mouvements des fanatiques, viscéralement haineux qui, de toute manière, sont anti-juifs et contre l’Etat d’Israël. Il ne serait donc qu’équitable d’appeler les Etats arabes niant encore la réalité israélienne et l’Autorité palestinienne à condamner clairement le terrorisme aveugle, à déclarer clairement leur reconnaissance de l’Etat hébreu. L’appel devrait s’adresser aussi à ces mouvements afin que les fanatiques irrécupérables soient marginalisés. La critique, ensuite ne serait que plus crédible, voire plus efficace.

Les mots en trop ensuite. Stephane Hessel s’est référé à l’Ubris,  cette notion grecque qui indique la perte de repères, de mesure qui peut saisir les hommes mais aussi une sorte d’aspiration à la domination. Et, évoquant les Juifs, par rapport à cet Israël qui est leur drapeau, il a parlé d’une sorte de désir de dominer le monde. Voilà des mots qui ont été utilisés au cours de l’histoire dans les pires intentions, au travers des pires circonstances. Des mots qui ont choqué l’auteur de ces lignes. Evidemment, vu ce qu’il est, sa personnalité,  son parcours de vie Stephanne Hessel n’est pas en cause. Mais une certaine euphorie gagnant une personne devenant  une star peut faire que des mots à tout le moins très maladroits sortent de la barrière de ses dents,--comme dirait Homère. L’auteur de ces lignes a essayé, dans la discussion qui suivait, de prendre la parole afin d’exprimer ces réserves. Malheureusement, il n’y avait plus de temps. La possibilité lui a été donnée, au moins, de dire rapidement la première des réserves à l’intéressé bien qu’il fût déjà entouré de ses accompagnateurs. Et il a semblé en prendre bonne note. Ces mots qui manquent, on aimerait qu’il ne les omettent pas, Ces mots regrettables en trop, on aimerait qu’il ne les prononce plus. Alors, son message fort sera mieux reçu par ceux qui n’ont pas choisi un camp contre l’autre mais rêvent de justice et de solution.

 

ui manquent, on aimerait qu’il ne les omettent pas, Ces mots regrettables en trop, on aimerait qu’il ne les prononce plus. Alors, son message fort sera mieux reçu par ceux qui n’ont pas choisi un camp contre l’autre mais rêvent de justice et de solution.

 

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04/12/2011

Le grand rendez vous d'Olivier Jornot

Il y a des personnes que la fonction grandit. Il y a des personnes qui ne grandissent pas avec la fonction. Le pari, ici, est que la fonction de Procureur général va grandir Olivier Jornot, élu jeudi dernier pour deux ans à ce poste par le Grand conseil. Il sera candidat, dans deux ans, pour un mandat normal de six ans.

Entendons nous bien. Olivier Jornot est déjà une personnalité publique dont l’intelligence, les talents,  la capacité d’engagement et de travail sont largement reconnus. Il a été un brillant Président du Parti libéral et il est qualifié de meilleur député du Grand Conseil par ses pairs et les observateurs. Mais il a aussi nourri des crispations à son endroit. Assez tranchant dans l’expression d’opinions politiques bien arrêtées, peu indulgent envers ce qui ne lui paraît pas respirer l’intelligence, bref, assez marqué, typé il ne semblait pas être le candidat du consensus aux yeux, notamment de la magistrature. Sa venue est crainte par d’aucuns.

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