17/04/2011

Suisse-Japon:erreur un peu réparée

Suisse-Japon : erreur un peu réparée

 

Les Japonais semblent contents et reconnaissants à la Suisse de l’aide apportée dans les régions sinistrées. Il semble que la Suisse ait été plus engagée, plus constante que l’Allemagne, par exemple. Heureusement, car les Japonais avaient de quoi être déçus. Souvenez-vous : on apprenait, au télé-journal, que l’ambassadeur de Suisse, sur instruction certainement de Berne, faisait déménager tout le monde de Tokyo à Osaka. Presque en même temps, l’ambassadeur de Grande-Bretagne déclarait qu’il n’était pas question pour lui de quitter la capitale et ses habitants.

C’est le genre de choses que des Japonais n’oublient pas. C’est le genre de choses qui peut faire toute la différence dans des négociations ultérieures, commerciales et industrielles notamment. Ceux qui connaissent le Japon et les Japonais le disent bien ; ces derniers ont la reconnaissance mais aussi la rancune tenace. D’ailleurs, Georges Baumgartner, le correspondant de la radio romande, était furieux contre les pays qui repliaient leurs missions diplomatiques. Ils savaient que les Japonais ressentiraient cela comme un lâchage, même si nombre d’entre eux s’étaient aussi repliés. Mais, l’ambassade, elle, représentait la Suisse. Et , sauf, nécessité, la Suisse doit rester présente. C’est sa ligne, sa marque de fabrique. IL  serait intéressant de savoir si la Chef du département des affaires étrangères, qui a des qualités certaines mais dont la capacité d’écoute n’est sûrement pas la première,  a imposé cette décision de repli contre l’avis de l’ambassadeur, ou pas.

Enfin, nos diplomates sont de retour à Tokyo. Et la Suisse s’est bien comportée pour aider ; ceci compensant cela, espérons-le.

Cela étant, la question du rapatriement de nos compatriotes en cas de crise s’est posée évidemment en côte d’Ivoire. La discussion avec la France n’a pas été sans problèmes d’ordre juridique et administratif. Comment cela n’ouvre-t-il pas les yeux d’une majorité du Parlement pour que le Conseil fédéral puisse avoir en possession et à disposition un ou deux avions de transport militaire, plutôt que de devoir, en cas d’urgence, compter sur les autres, sur des locations aléatoires ?

Au fond, il en va pour les phases aigues de politique étrangère comme pour le reste : il faudrait réfléchir juste et bien avant afin d’agir bien et juste sur le moment.    

 

 

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Commentaires

en tous cas bienheureux sont ces étudiants partis en vacance à Tchernobyl afin de visiter l'ancienne centrale nucléaire et s'approcher de l'ancien réacteur toujours aussi nocif pour l'environnement ,et ce sans aucune combinaison pour les protéger,Orson Wells,Spilberg,et King doivent rire en catimini en écoutant les commentaires de la part d'un responsable des Verts et de la mine effarée de la journaliste lors de l'émission Mise au Point de ce dimanche

Écrit par : lovsmeralda | 18/04/2011

" le Conseil fédéral puisse avoir en possession et à disposition un ou deux avions de transport militaire, plutôt que de devoir, en cas d’urgence, compter sur les autres, sur des locations aléatoires ?"

Aléatoires, aléatoires. Je ne suis rien qu'un poor and lonesome geologist, mais je vous trouve un avion en deux clics pour aller chercher vos Suisses à Abidjan, meilleur marché que les Français. A condition que vous ne m'emmerdiez pas sur leur passé de pilotes pour la CIA au Vietnam, en Irak ou ailleurs, évidemment. Et surtout sur ce qu'ils ont transporté avant...
Mais voilà, aujourd'hui, il faut des certificats de bonnes moeurs délivrés par l'apprentie de commerce à la police des habitants de Tolochenaz pour avoir le droit de faire ce genre de choses...

Écrit par : Géo | 18/04/2011

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