11/04/2011

Verts-Libéraux ou Libéraux?

Verts-Libéraux ou Libéraux ?

Qui aurait cru cela, il y a quelques années ? A Zurich, à Lucerne et ailleurs on s’attendait à une progression des Verts en partie au détriment des Socialistes. On s’attendait moins à une percée des Verts –Libéraux en partie au détriment des Libéraux-Radicaux et du PDC. Que faut-il en penser.

Au début de l’expansion des Verts certains de leurs chefs de file affirmaient qu’ils n’étaient ni de gauche ni de droite. A l’usage, ils ont conclu que la Droite était non seulement réfractaire aux exigences écologiques mais encore opposée au progrès social. En fait, bien au-delà des sujets écologiques, les Verts, surtout dans les parlements y compris le fédéral, ont quasiment toujours pris des positions de gauche sur tous les sujets. Ils sont devenus de la sorte un vrai parti d’ambition politique.

Les Verts-Libéraux sont-ils nés d’une carence des partis de droite en matière écologique ? on peut avoir cette opinion. Il faut cependant dire que certains de leurs membres arborant la conviction écologique ont été parfois d’une intransigeance qui faisait douter de leur jugement sur aussi les nécessités économiques, énergétiques et sociales à travers l’emploi. Ce fut peut être l’une des raisons de la marginalisation, en son temps, d’une Monique Bauer chez les Libéraux. Toutefois, dans la famille politique libérale on n’a sûrement pas anticipé assez pour engager une évolution vers des économies d’énergie et des énergies nouvelles ; cela dans une modulation évitant toute casse économique et sociale et préservant le confort des particuliers acquis laborieusement au cours des décennies.

Le drame nucléaire au Japon donne évidemment des arguments aux anti-nucléaires : Verts et Socialistes main dans la main. Or, les Verts-Libéraux, on le constate, sont plus prudents et ne veulent pas que la Suisse ferme ses centrales à un rythme trop rapide.  Ils restent donc soucieux des paramètres nécessaires à une continuité pour assurer la prospérité.  Autrement dit, ils sont bien moins idéologues que les Verts et ne sont pas alignés couverts à gauche comme eux. Mais alors, faut-il imaginer en eux la droite d’avenir, venant en quelque sorte absorber l’électorat de droite et du centre et pousser les partis Libéral-Radical et PDC vers la sortie ? Nous ne le pensons pas. Ni dans les cantons ni à Berne, ils n’ont encore et n’auront avant longtemps la couverture de tout le champs politique que labourent les deux partis traditionnels du centre droit. En fait, si les Verts-Libéraux sont nés de leur sentiment que LIB-RAD et PDC étaient trop imperméables aux nécessités écologiques, les temps actuels et les temps qui viennent devraient inspirer des convergences de vote sur  nombre de  sujets et des alliances pour les élections ; préfigurant un regroupement logique ultérieur. A gauche, Socialistes et Verts sont en véritable concurrence, en dépit de leurs alliances électorales ; concurrence devenue un but pour elle-même. Il serait  bien qu’à droite on n’en arrive pas là et que les Verts –Libéraux soient vraiment un aiguillon restant pragmatique en matière d’écologie et presque un prolongement naturel pour le reste. Alors, les uns et les autres seront bel et bien des Libéraux dont la nature profonde et les convictions larges sont nécessaires à ce pays.  

19:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.