07/02/2011

W. Bush, Tariq Ramadan, les totalitarismes et la démocratie

rochebin ramadan.jpgOn se demande comment l’ancien Président Georges. W. Bush a ressenti l’annulation par une organisation caritative juive de l’invitation à venir donner une conférence en territoire genevois. Lui faire cela à lui, le champion de la démocratie qui voyait dans l’intervention en Irak le déclic vers une contamination démocratique ! Relevons en passant que les menaces de troubler la réunion et de déposer plainte pénale venaient et de l’extrême gauche et de certains UDC.

Il n’y a pas de doute que l’administration Bush, que des éléments de l’armée et de la police se sont rendus coupables de graves atteintes aux droits de l’homme. Mais il n’y a pas de doute non plus que cela a été une pollution atteignant une grande démocratie, dont les valeurs fondamentales ont été ici bafouées mais non pas ébranlées. Et ce n’est pas tomber dans la basse polémique que de se demander quel régime, au nom du peuple, imposeraient certains tribuns de l’extrême gauche s’ils en avaient le pouvoir.

L’histoire est pleine de totalitarismes établis au nom du peuple ; cela en effaçant tout simplement les personnes. Les dernières révélations sur les millions de victimes de Mao sont illustratives.


Pour en revenir à Bush, non, l’invasion de l’Irak n’a pas produit de contamination démocratique. Pire, dans le même temps, l’image de l’Occident était celle d’une complicité avec des régimes autocratiques : Tunisie, Egypte mais aussi bien d’autres perçus comme des remparts contre les risques, en effet inquiétants, de l’islamisme radical. Et ces Islamistes pouvaient et peuvent encore tabler sur un ressentiment envers l’Occident. Bien sûr, il est trop facile d’émettre des jugements critiques lorsque les événements en montrent la voie. Il n’était guère envisageable pour les pays occidentaux de tourner purement et simplement le dos à des Ben Ali ou des Moubarak.

La défense d’intérêts économiques et stratégiques légitimes charrie son lot d’incohérences et d’amoralité. C’est ainsi. Pourtant, une pleine conscience de la coupure entre ces régimes et leurs populations auraient incité à plus de prudence, de pressions bienvenues et de contacts , --même difficiles,-- avec d’autres cercles de la société que les inféodés au pouvoir. C’est probablement, pour les Européens et les Américains, un défi à tenir qui est beaucoup trop oublié.

Une telle attitude ne brandit pas l’espoir aux relents impérialistes d’une contamination démocratique après un coup de boutoir, comme en Irak. Elle se réfère simplement à l’idée que des valeurs, tels que les droits de l’homme, une justice propre, une gouvernance correcte et une participation du peuple à la volonté politique ont et doivent avoir, --en dépit de nuances d’application--, une portée universelle. Dès lors, c’est bien dans ce fonds commun à tous mais en propre à chacun que des peuples se réveillant et se révoltant mettent fin à des régimes dont la mainmise sur le pouvoir est devenue la seule raison d’être. C’est un moment rare, historique vécu en Tunisie, en Egypte et demain… ? C’est un moment à risques également. Comment ne pas être inquiet ?

Lorsque Darius Rochebin a interrogé Tarik Ramadan sur le rôle des Frères musulmans dans l’après Moubarak, ce dernier a biaisé habilement, comme à son habitude. Les Frères Musulmans ne sont qu’une composante de l’opposition, de la contestation a-t-il dit : 25% tout au plus. Il n’a rien dit sur le programme, la Charria, les libertés individuelles, particulièrement celles des femmes. Lorsque les Nazis ont participé au pouvoir en 1933, les communistes en Russie à mi 1917, en Tchécoslovaquie en 1945, ils ne représentaient pas plus. Mais ils étaient les mieux organisés. Puissent ces exemples ne pas être des prédictions. On veut croire à la force d’un vrai élan démocratique, en profondeur que rien ni personne ne pourra confisquer au profit d’un nouveau genre de dictature.

Dans cet espoir et ce but les Européens, les Américains ont un rôle à jouer. Pour cela, il doivent faire oublier leurs complaisances, admettre que la lutte contre l’Islamisme radical et le terrorisme implique un soutien moral, politique autant que possible aux forces démocratiques dans les pays où existe le danger et non pas des épousailles avec les dictateurs. Musulmans, Juifs, Chrétiens, Athées tous devraient être des frères respectueux les uns des autres en aspiration démocratique.

Jacques-Simon Eggly

11:25 Publié dans Etats-Unis | Tags : tariq ramadan, darius rochebin, w. bush, egypte, tdg.ch, tunisie, démocratie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Commentaires

Bonjour Monsieur Eggly. Merci pour ce billet. Les leaders islamiques sont très embêtés avec cette révolution de jasmin. Car d'un côté, ils savent que les musulmans d'aujourd'hui ont des attentes à la fois pieuses et à la fois libérales. Les plus radicaux d'entre eux craignent la démocratie car ils pensent que la corruption, la luxure, le libertinage vont de pair avec la démocratie. Hors la réalité que l'on a sous les yeux prouve que c'est totalement faux. En Afghanistan, terre des Talibans, des enfants sont violés et esclaves de chefs de guerre, les femmes sont réprimés et la possession exclusive des hommes qui s'octroient tous les droits, les passe-droits, bakchichs et autres grandes ou petites corruptions sont légions. Donc, on voit très bien que ce n'est pas la faute à la démocratie si le musulman est un bon musulman ou un mauvais musulman. La démocratie est une excuse derrière laquelle se cache les chefs de guerre, les dictateurs royalistes ou théocratiques qui veulent maintenir leur pouvoir coûte que coûte sur toute la société quitte à traiter les humains en esclaves, les femmes en personnes inexistantes au sens de la communauté ou alors existantes à condition de soumission à l'ordre (im)moral de l'homme.

Le bon musulman d'aujourd'hui ne peut pas être contre la démocratie. Et une démocratie de type musulmane ne sera jamais une démocratie de type chrétienne. Nous avons nos différences pour le bonheur de l'Histoire de l'humanité. N'en déplaise aux fous d'Allah qui veulent semer la guerre et la désolation parmi les humains.

Écrit par : pachakmac | 07/02/2011

LECONS DU CAIRE de Jacques Kupfer



Les événements dont nous sommes les témoins à Tunis et au Caire, à Sanaa et demain à Amman, imposent, quelles que soient leur évolution, des conclusions et une analyse sans concessions. Les occidentaux peuvent continuer à imaginer que les émeutes dans les pays arabes amèneront la démocratie et peuvent continuer à se tromper comme ils l'ont fait jusqu'à présent. Ils peuvent continuer à penser que les foules hurlantes que nous voyons sur nos écrans de télévision sont des "démocrates", oublier le taux d'analphabétisme extrême en Egypte, penser que les pro-Moubarak sont tous des policiers déguisés et que les arabes sur la place Al Tahrir sont tous des philosophes épris de liberté et non de pauvres hères avides de pain!

Nous devons tirer les leçons sur le plan médiatique, politique et militaire des événements agitant les foules arabes.

La première constatation qui devrait être répétée sans cesse et serinée au monde occidental est celle que notre ministre des Affaires Etrangères a affirmée. Le monde occidental a pris pour habitude de désigner Israël comme le responsable unique de toutes les tensions dans le monde arabe. Depuis l'arrivée de requins au large de Sharm el Sheikh jusqu'à la prolifération de maladies contagieuses, depuis les agressions contre les touristes jusqu'à la prolifération de déclarations haineuses contre les "croisés", tout était le fait et la responsabilité d'Israël. En poussant cette logique à son terme, si l'état Juif signait une paix des cimetières avec les "palestiniens" ou mieux encore disparaissait, il n'y aurait plus aucun problème dans le monde arabe. La sérénité et le calme y régneraient en maîtres dans une harmonie de "tolérance islamique" admirable. La preuve du contraire, vient d'être fournie une fois de plus. Difficile de rendre Israël responsable des événements de Tunis ou du Caire. Bien entendu, on pourra toujours expliquer aux foules arabes que ce sont les Juifs qui les ont affamé, et que Moubarak et Ben Ali étaient des agents du Mossad! De telles affirmations commencent à circuler dans les foules "démocratiques" de la place Tahrir et seront certainement amplifiées.

La valeur du papier…

La deuxième constatation évidente est qu'aucun traité ou accord signé par un état arabe ne vaut plus que le papier sur lequel il est écrit. L'expérience en a été maintes fois faite avec les squatters "palestiniens" occupant une partie d'Erets Israël occidental. Aucun des termes agrées avec le terroriste Arafat depuis les accords d'Oslo n'a été respecté par les arabes. Il est dramatique de constater qu'après une trentaine d'années d'existence d'un traité de paix avec l'Egypte, on doive se demander si ce traité sera respecté, si la paix persistera. Je ne suis certainement pas de ceux qui pleureront la disparition de Moubarak. La paix glaciale qui a prévalu avec l'Egypte lui a apporté davantage qu'à l'Etat d'Israël. Nous avons cédé le Sinaï et ses réserves naturelles, abandonné une zone tampon essentielle pour notre sécurité, quitté une zone stratégique essentielle sur la voie des pétroliers. De plus, le traité avec l'Egypte lui a permis d'obtenir des milliards de dollars de la part des Usa et une aide militaire considérable qui peut demain se retourner contre nous. Le fait même que nous nous interrogions sur l'avenir d'une relation non belliqueuse avec l'Egypte pose problème.

Enfin, la fébrilité des réactions occidentales et leur volte face amèneront les arabes à ne plus leur faire confiance, si tant est que la confiance existait auparavant. Ben Ali était le partenaire choyé de la France, l'ami fidèle qui plaçait ses fonds dans les établissements financiers de Paris. Du jour au lendemain, sans que Ben Ali n'ait changé, la France le renie et découvre avec stupéfaction qu'il était corrompu. La France lui refuse même le droit d'asile pour éviter que quelques manifestants tunisiens "démocratiques" n'expriment leur colère en incendiant quelques voitures! En ce qui concerne Obama et l'Egypte, l'histoire est encore plus croustillante. Le premier voyage d'Hussein Barak Obama fut pour l'université cairote où il expliqua clairement son attachement à l'Islam. C'est en Egypte et auprès de Moubarak qu'il était venu chercher son certificat hallal de bon dirigeant de la Maison Blanche. C'est Moubarak qu'il recevait pour promouvoir ses tentatives de démembrer Israël. Et c'est donc également avec stupéfaction non feinte, qu'Obama a découvert que les résultats des élections législatives avaient été truqués et que Moubarak avait menti en affirmant à Barak (Obama) que plus de 90% des égyptiens l'avaient canonisé! Le lâchage de Moubarak par le pensionnaire de Washington fut immédiat. Qui plus est, Obama vient de réaliser un double coup compatible avec sa vision antioccidentale du monde. Il tient à remettre en selle et légitimer sur l'échiquier politique égyptien les "frères musulmans" et par la même occasion inquiéter Israël sur son front Sud. Les iraniens qui ont fait face aux tirs des "Gardiens de la Révolution" et ont payé un lourd tribut sanglant pour la liberté d'expression, n'ont pas eu l'honneur d'avoir un tel soutien d'Obama! L'Occident n'est pas fiable et ne possède qu'une politique à courte vue basée sur un intérêt électoral ou économique immédiat. Lénine disait déjà que le monde capitaliste est prêt à vendre la corde avec laquelle on allait le pendre. Aujourd'hui il est prêt à embrasser le croissant qui le transpercera.

L'expérience iranienne n'a rien appris au monde occidental. Carter a tout fait pour faire tomber le Chah d'Iran au nom des sacro-saints principes de démocratie et de liberté des peuples. La France a offert l'abri de Neauphle-le-Château à l'ayatollah Khomeiny et l'a aidé à prendre le pouvoir en Iran. Le résultat est palpable et Ahmadinejad est fils de l'aveuglement de la république française et de la stupidité américaine. Mais si l'Europe et les Etats-Unis ne savent pas tirer les leçons de la politique récente, il nous appartient de convenablement analyser la situation et de savoir tout simplement ajouter un à un.

Les régimes en place dans les pays arabes sont et resteront dictatoriaux mais sans aucune garantie de permanence. Ils sont mauvais et ne peuvent qu'évoluer vers le pire. Déjà, nous entendons les appels en Egypte pour mettre un terme aux accords de paix.

Les leçons…

La première leçon est d'exiger des Etats-Unis de retirer leurs moniteurs militaires, leurs entraîneurs et formateurs de la "police" palestinienne et lui interdire la possession de toute arme autre que le gourdin.

La deuxième leçon est de ne plus signer d'accords avec les arabes pour lesquels un accord de "paix" n'est rien d'autre qu'une trêve pour leur permettre de reconstituer leur force. Pour une trêve, on ne paie pas en abandonnant tous ses atouts stratégiques.

La troisième leçon est de ne plus jamais donner un territoire conquis et libéré par nos armes. Non seulement ces terres nous appartiennent et nous devons les défendre comme l'héritage de nos pères et la propriété de nos enfants mais ils sont essentiels à notre existence. L'exemple égyptien aujourd'hui dans le Sinaï, les exemples du Liban, de Gaza et du Gouch Katif, les terres de Judée Samarie sous contrôle et occupation de l"Autorité palestinienne" peuvent éclairer même un aveugle politique.

Un retrait risque d'avoir des effets irréversibles; il servira de base à l'agression ennemie et nécessitera, tôt ou tard, d'être reconquis.

La quatrième leçon est de cesser de croire aux paroles de fidélité et d'amitié "éternelles" de la part des régimes occidentaux. Les garanties américaines, les déclarations du Quartet sont aussi solides qu'un château de sable dans le désert d'Arabie. Les engagements occidentaux sont à responsabilité très limitée. Il faut les considérer comme tels. Leur engagement fluctuera en fonction du prix du pétrole et de la panique que dégage une cassette d'Al Quaida.

Il nous faut placer de notre côté les peuples et l'opinion publique populaire. Il faut donc adopter un langage clair inspirant la confiance et le respect. C'est avec les peuples libres que nous devons créer des liens d'amitié basés sur des valeurs et une civilisation commune. Ce sont les peuples dans les états démocratiques qui doivent être convaincus de la véracité de notre combat et de leur intérêt à nous soutenir. Nous ne pourrons l'obtenir qu'en affirmant fermement nos droits, en n'acceptant aucune compromission et en cessant de vouloir plaire. Les européens sont de plus en plus nombreux à sortir de la léthargie pro musulmane et du politiquement correct.

"Je préfère être antipathique et vivant que sympathique et mort" déclarait Menahem Begin.

Ils nous aiment sympathiques. Habituons nous à être vraiment antipathiques. Et toujours vivants.



Jacques Kupfer

Écrit par : Corto | 07/02/2011

"Puissent ces exemples ne pas être des prédictions."
Vos mises en garde et votre voeux risquent, hélas, d'être tardifs. Nous avons si longtemps, dans nos démocraties européennes en tout cas, laissé le terrain des valeurs traditionnelles à la droite ou même l'extrême droite, les disqualifiant pour la simple raison qu'elles étaient justement issues d'une tradition, qu'elles risquent de ne plus pouvoir être incarnées que par les caricatures qu'en sont l'islam sous les formes que vous dénoncez.
Tariq Ramadan et d'autres en sont les colporteurs, habiles dans tous les cas, sournois probablement souvent, mis en avant avec la complicité bienveillante de nos médias sans aucun doute. L'exemple iranien nous a donné une première illustration de notre incompétence (ou impuissance), espérons qu'il ne sera pas suivi par bien d'autres, nourris tant par la brutalité de ceux qui aiment le pouvoir que par la lâcheté ou la faiblesse de ceux qui aiment se soumettre et obéir. Pourquoi l'intelligence de l'esprit critique (et donc, par définition, auto-critique aussi) devrait-il nécessairement s'accompagner d'une haine de nous-mêmes, de nos institutions et de notre histoire?

Écrit par : Mère-Grand | 07/02/2011

Une autre interview sur les évènements en Tunisie et Egypte de Tariq Ramadan sur iTELE à écouter jusqu'au bout.

www.dailymotion.com/.../xgtbdj_tariq-ramadan-sur-i-tele-egypte-30-01-2011_news

Extraits:

es Frères musulmans...ne sont pas des islamistes....C'est une vraie force de l'opposition c'est une évidence. Elle ne présente pas 30% de la population égyptienne ..... je veux dire entre 20 et 30%.... :)

A la question: Est-ce que on a raison ou tort de dire ici les Frères Musulmans sont un danger pour la démocratie (?) ou dans le futur...


Notre spécialiste, animé par sa haine pour Israël dont lui et son frère en font une obsession - ce ne sont pas les petits fils du fondateur des Frères Musulmans pour rien... - alors qu'Israël n'est pas évoqué - répond:(ce qui est une première


"La démocratie en Egypte, comme dans tout le monde arabe est un danger pour Israël.(Tiens donc?!) Vous savez pourquoi, parce que les gens n'aiment pas sa politique...."


"Il n'y aura pas de processus de transparence ni complet de démocratisation en Egypte, en tout cas pas maintenant"....

C'est que Tariq Ramadan n'a pas besoin d'être Nostradamus pour l'avancer.....

www.dailymotion.com/.../xgtbdj_tariq-ramadan-sur-i-tele-egypte-30-01-2011_news


"la mobilisation des Partis, ONG et syndicats qui préparaient un accueil animé à l'ex-président, (dixit 20MN du 4 janvier) dont je vous transcris (aïe mes ongles) l'article:

"Ce sera une manifestation pacifique", précise d'emblée Paolo Gilardi. D'entente avec un "large spectre" de participants, le responsable de la GAUCHE anticapitaliste de Genève a défini mercredi soir la manifestation qui entend dénoncer la venue de Georges W. Bush, le 12 février, au bout du Lac. "Nous partirons de la gare vers 14h30 pour emmener le cortège jusqu'à l'hôtel Président Wilson, (sûrement pas son fief, que pour faire le pique-assiette dans les soirées genevoises...) où se tiendra le gala" annonce Paolo Gilardi. Il déposera sa demande auprès des autorités aujourd'hui. Elle pourrait donner lieu à des tractations sur le tracé de la police.

Là, l'antisémite, pour lequel il est interdit d'être pro-sioniste mais pas anti-terroristes, lâche les mêmes propos d'islamites: "Nous protestons contre l'invitation émise par une organisation sioniste, (Ah,bon?! "sionistes"
nouvelle appellation des antisémites pour désigner les Juifs Israéliens et l'Etat d'Israël.) anti-arabe, (tiens donc!) qui prône le peuplement de la Palestine, faite à l'un des plus grands criminels de guerre (LOL! Bush aurait supplanté hitler? Vraiment dommage que le ridicule ne tue pas!)
qui a violé les conventions de Genève" lâche encore Paolo Gilardi. (je lui rappelle la guerre Iran/Irak à ce gauchiste qui a fait 300.000 morts irakiens et 1 million d'iranais)

A noter que ke nouveau Parti anticapitaliste du Français Olivier Besancenot, (qui vit non pas de son salaire de petit postier, mais du plus que confortable de sa compagne qui travaille dans une grande société..un groupe américain..) comme d'autres mouvements de la gauche européenne, se joindront au rassemblement. (....comme le Collectif Urgence Palestine (CUP) Genève et CUP Nyon-la Côte, CUP Vaud, Droit pour Tous, Génération Palestine, Centre Europe Tiers- Monde (CETIM), Association Meyrin-Palestine, Femmes en Noir Genève, Groupe pour une Suisse sans armée, solidaritéS, Unia-Genève, Association Suisse-Palestine, Centrale Sanitaire Suisse-romande (CSS-r), Ligue suisse des droits de l’Homme/Genève, Association «Parrainages d’enfants de Palestine», Collectif Les voies de la Résistance Annemasse, Palestine demain, Gauche anticapitaliste, association Droit Au Retour, IJAN, Mouvement pour le Socialisme (MPS),...?!)

Écrit par : Patoucha | 07/02/2011

On dirait que certains Suisses, s'il leur fallait choisir entre être soumis au capitalisme banquier de leur pays et une théocratie islamique coupeuse de mains (pour poser les deux termes de manière aussi caricaturale qu'ils le font pour le premier), n'hésiteraient pas longtemps pour choisir le second.

Écrit par : Mère-Grand | 08/02/2011

Le mouvement d’opposition égyptienne, le plus important et organisé du pays, cherche d’abord à préparer la société et seulement après à établir un état coranique.

Alors que la révolte populaire égyptienne entamera sa huitième journée mardi, tous les yeux sont rivés sur les Frères musulmans, le mouvement d’opposition le plus important et organisé du pays, afin de découvrir comment vont-ils se servir de la crise pour faciliter leur objectif de monter au pouvoir.

Fondé par Hassan al-Banna au Caire en 1928, la Confrérie croit en l’établissement d’un état fondamentaliste gouverné par les lois de la Sharia le plus strictement interprétées. Au fur et à mesure que la Confrérie grandissait, elle devenait la cible de l’établissement égyptienne et en décembre 1948, le premier ministre Mahmud Nokrashi est assassiné par un de ses membres. Peu après, les forces de l’ordre égyptiennes assassinent Bana en guise de représailles. La Confrérie est interdite en Egypte depuis que le chef d’état nationaliste laïc Gamal Abdel Nasser les a bannis en 1954.

Les Frères musulmans croient que le coran a ordonné la création d’un état religieux, et de ce fait, l’existence des régimes arabes laïcs présente un obstacle important. Ces idées ont été exprimées d’une façon extrêmement virulente par l’idéologue islamiste Sayyid Qutb, exécuté en Egypte en 1966.

L’idéologie la Confrérie l’a placé en collision frontale avec l’état égyptien depuis plus de 60 ans, l‘ obligeant à trouver une feuille de route pragmatique, clément et tactique qui œuvre à l’intérieur du régime politique actuelle afin d’affaiblir son assise. Bien que ce mouvement partage l’objectif de la souveraineté islamiste avec le mouvement du Jihad global mené par Al-Qaïda, la Confrérie méprise les actions du Jihad, les jugeant comme étant contreproductives. Au fur et à mesure que la Confrérie évoluait en Egypte, puis s’est répandu à d’autres pays arabes et même au delà, ses idéologues ont décidé que le jihad instantané était inutile du moment que les masses ne pratiquent pas l’islam « correctement ».

Selon leur raisonnement, établir un état islamiste n’a aucun sens s’il n’existerait pas avant un peuple islamiste suivant leur idéologie pour y habiter.

Par conséquent, la Confrérie s’est donné entièrement à la prédication de leur idéologie et de leur interprétation de l’islam dans la société, une procédure qu’ils appellent Da’wa. Pour parvenir à leurs fins et préparer la société à la création d’un état coranique, la Confrérie utilise des œuvres de charité, des cliniques et des réseaux d’aide sociale.

Une fois une société islamique aura pris forme en Egypte et dans d’autre pays musulmans, raisonnait-elle, une révolution éclaterait tout naturellement, et le gouvernement de leur choix sera élu sans qu’elle ait besoin de tirer une seule balle. En revanche, les jihads violents croient que la révolution armée est indispensable à la création de leur état désiré, voyant en l’islamisation de la société qu’un objectif secondaire.

Aujourd’hui les Frères musulmans en Egypte sont dirigés par Muhammad Badi, élu à la tête de l’organisation en 2010. Selon le Prof. Elie Podeh du Département d’Etudes de l’Islam et du Moyen Orient à l’Université Hébraïque de Jérusalem, Badi est considéré comme étant trop docile et pas assez charismatique pour réussir à enflammer les foules d’égyptiens qui veulent forcer le gouvernement.

Écrit par : Corto | 08/02/2011

Egypte : 100% des femmes "appartenant" à la clique des fréros, ont été mutilées sexuellement !

Peut être que ce genre de détails feront réagir certaines ?

Écrit par : Corto | 09/02/2011

Mère-Grand, ne vous en faites pas, tous les dictateurs islamistes ont de très très bonnes relations avec certaines banques suisses, on pourrait même dire qu'ils sont les deux faces de la même pièce !

Savez-vous combien d'iraniens "travaillent" pour la mission iranienne à Genève ?

La question est ; que feraient les dictatures islamistes ou se cachant derrière sans paradis bancaires ?

Beaucoup parlent d'idéologies, d'islam, de droit de l'homme, mais dés que vous gratter la couche superficielle, vous découvrez des couleurs beaucoup plus proche de l'or ou du vert, non pas islamiste, mais tout simplement le vert des dollars !

Depuis les accords signés avec les pays européens et les USA, les banquiers suisses sont de plus en plus friands de ces mannes rendant exsangues des populations contrôlées par des régimes totalitaires sous des couverts idéologiques, car de là à ce que des conventions de bonnes conduites soient ratifiées avec ce type de cléptocraties, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts !

Écrit par : Corto | 09/02/2011

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